La First World War Studies Bibliography et Zotero

Peut-être avez vous écouté comme moi le Téléphone Sonne de France Inter jeudi dernier 8 novembre; si ce n’est pas le cas, je vous le recommande. Son thème : « 100 ans après l’armistice, quelles conséquences de la Grande Guerre pour l’Europe ?« .

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Le Téléphone Sonne, 8 novembre 2018 : 100 ans après l’armistice, quelles conséquences de la Grande Guerre pour l’Europe ?

L’occasion pour moi de réaliser qu’une des intervenantes n’était autre que Franziska Heimburger (aka @FHeimburger), historienne maître de conférence en civilisation britannique à l’université Paris-Sorbonne, l’instigatrice d’un des groupes Zotero que je montre systématiquement en formation (quand j’ai le temps, c’est à dire rarement pour de l’initiation, même niveau Master) comme exemple de projet bibliographique collaboratif : First World War Studies Bibliography.

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Groupe Zotero First World War Studies Bibliography

Je me suis donc dépêché de relire avec grand plaisir le billet de Franziska sur le blog qu’elle tient à quatre mains avec Émilien Ruiz, La boîte à outils des historien·ne·s, avant ce 11 novembre (et même le 10, Campus du Libre oblige) : Bibliographie collaborative de la Grande Guerre avec Zotero.

Franziska, grande zoteroïste, gourou du CSL, y décrit l’origine et le déploiement d’un dispositif d’alimentation collaborative (ou dispositif collaboratif d’alimentation ?) d’une bibliographie en ligne débuté…en 2013, et toujours utilisé. 15801 items, 97 membres au 11 novembre 2018; la force du collaboratif et des outils ouverts.

Lisez le billet, très utile si d’aventure vous avez à convaincre (le faut-il encore ?) de l’utilité des groupes Zotero, et allez jeter un œil au site de l’ISF WWS (International Society for First World War Studies).

Voilà, c’était le petit billet #FirstWorldWar.

Crédit image à la une : [Soldats] de 1ère ligne [du 164 ème d’infanterie dans une tranchée, région de Verdun] : [photographie de presse] / [Agence Rol] Gallica.bnf.fr ark:/12148/btv1b6951876f

Campus du Libre, 1ère édition : avec du Zotero dedans !

Une joyeuse bande d’universitaires et affiliés motivés a eu l’idée de programmer Le Campus du Libre, un évènement autour des logiciels libres (Open Source) à Lyon.

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Campus du libre, 1ère édition

Le but premier et assumé est de montrer aux nouveaux entrants en L1 qui n’ont – peut être – connu que Windows ou Mac et des technologies propriétaires et fermées des alternatives libres, leurs usages et les communautés dynamiques qui y sont liées ( associations mais aussi entreprises via un forum entreprises, co-organisé avec le PLOSS-RA). Bien entendu, il y sera aussi question de communs. Les masterants et doctorants sont aussi les (très) bien venus !

L’objectif est de partager différents aspects du libre et des communs, allant par exemple du logiciel libre (Linux, Firefox, etc.) aux espaces communs gérés collaborativement (Wikipedia, OpenStreetMap)

Ça se passe au bâtiment Nautibus sur le campus de la Doua, ce samedi 10 novembre à partir de 10h.

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Campus du Libre, bâtiment Nautibus Campus de la Doua

J’y animerai un atelier sur Zotero et les outils libres de gestion de références bibliographiques (surtout Zotero à vrai dire; l’idée de départ était de m’adjoindre un ninja LaTeX, mais ce sera pour la prochaine fois).

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C’est une chance de pouvoir parler d’un logiciel de gestion de références bibliographiques (Chut ! Entre nous il paraît que c’est en fait un assistant personnel de recherche 😉 Un peu comme un Jarvis pour la recherche…?) à côté d’ateliers aux sujets aussi évocateurs que Wikipédia, Open Street Map ou encore Blender. Je remercie ici les organisateurs (retrouvez leur noms sur le site web.
L’idée de proposer un atelier Zotero m’a paru évidente : c’est un outil qui peut finalement être central dans la vie universitaire, de l’étudiant au chercheur, permettant de gérer bien plus que des références. Hors, dans un mouvement d’ouverture des sciences toujours plus présent (voir ici pour un beau discours, ici du tout chaud tout neuf, par exemple) il est plus que jamais essentiel de sensibiliser et former à des technologies ouvertes (libres, utilisant des standards ouverts et documentés notamment) dans le « workflow » de la recherche (d’ailleurs il y a même un Mooc pour ça en ce moment ;-)).
Je souligne désormais systématiquement dans mes formations (sans reprendre tous les arguments de la page Why Zotero dont je vous recommande la lecture (traduite par la team du blog Zotero francophone ici) ce point.

L’occasion aussi peut-être de motiver les troupes à participer à la communauté Zotero autour de la documentation utilisateur (wiki), des blogs (dont Zotero Francophone auquel je contribue modestement), des styles CSL et bien d’autres choses encore !

Si vous venez, vous pourrez également retrouver Anne-Gaëlle Gaudion (BiblioSmart, et team Doc@Lyon) pour une présentation des ressources libres pour les PirateBox.

Viendez !

Matinée Innovation pédagogique : retours sur l’active learning

J’ai pu assister le 13 octobre à un Jeudi du Livre particulièrement bienvenu (bravo aux collègues Médiat) sur l’innovation pédagogique en bibliothèques. Voici quelques notes et réflexions.

Active learning et bibliothèques

Suivant Magalie Legall via les réseaux depuis plusieurs années – d’abord par accointance spirituelle au sujet des usages des réseaux sociaux dans les BU, puis l’openscience, et enfin son parcours de formatrice explorant des techniques actives – il n’était pas question de rater l’occasion de la croiser IRL. Je n’ai pas été déçu par son intervention, concentré d’optimisme et d’énergie.

Car la forme, c’est important :

D’abord, appliquant les préceptes du storytelling à elle même, sa présentation a débuté comme il se doit par une réponse personnelle à une question légitime : « Pourquoi l’active learning ? ». Où il est question de parcours, d’expérience de formateur, de remise en cause, et finalement de sortie par le haut. Comment accrocher son public : parler de ses doutes, ses – nos – erreurs, etc. Ça détonne forcément, pensez-vous, des erreurs, des fails dans le monde infaillible des BU…! Le formateur se dévoile, ça titille, on accroche. Efficace.

Ensuite, un support très visuel, bien entendu, accompagnant le discours, évoquant plus que donnant à lire. Le sujet s’y prêtait, bien entendu; mais alors visuel à ce point…#mazette. Il est en ligne, jugez par vous même :

En pleine veine sketchnoting, concept récemment ADBUoubé, Magalie aura donc créé le (premier ?) scketchnotrama des bibfr. Ou sont-ce des sketchnotslides ? En tout cas, c’est beau, efficace, fun, mais ça prend du temps j’imagine. Moi, depuis avril 2016 et mon enthousiasme suite aux post de Magalie sur le sujet, j’avoue ne pas avoir beaucoup pratiqué malgré mon intérêt pour la chose…

Donc, pas besoin d’exposer mon petit point de vue…allez, si, après tout : en tant que formateur, le soin mis dans nos supports transmet un signal à ceux qui les subissent. Ce signal ne fait pas tout, mais il est, et est bien souvent essentiel. Négligeons nos supports, tartinons nos slides de textes mal fagotés malgré 8 ans de bouquins de slideology (pourtant, on aime les livres à ce qu’il paraît), utilisons le masque institutionnel sans discernement (alors que profs et chercheurs s’assoient dessus bien souvent), présentons un pauvre SmartArt™ ppt même pas beau, etc, et nous devrons compenser d’autant pour raccrocher l’attention et le crédit perdu dès les premières diapo auprès de nos étudiants/chercheurs/enseignants. Si l’on fait du présentiel à l’heure des mooc et des libguides, soignons-le. Amen.

Bon, sur ce, le contenu :

Oui donc. L’active learning, au fait (mais pas que)…J’ai procédé par mot-clés pour mettre de l’ordre dans mes notes ce qui est loin de transcrire la richesse de l’intervention.

Toute une série de techniques et de bonne pratiques à tester ont été évoquées, dont un bon nombre déjà présentes sur le blog Sac à mains et sac à dos.

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